L'historique du camp
L'année de fondation.
Choix du lieu et construction du camp
Le 24 mars 1938, la commune de Flossenbürg reçut une visite inhabituelle. Le directeur de l’inspection des camps de concentration, Theodor Eicke, ainsi qu’Oswald Pohl, chef de l’administration de la SS, vinrent inspecter un vaste terrain granitique aux limites nord de la commune.
Le 1er mai 1938, les premiers éléments de la garde SS arrivèrent ; deux jours après, un premier contingent de 100 détenus de Dachau fut installé pour créer le camp.
Les premiers détenus
Ces 1 500 détenus de la fin 1938 étaient des « triangles verts », venus majoritairement de Dachau. On enregistra 12 décès durant les huit premiers mois ; les corps étaient incinérés à Selb, faute de crématoire sur place.
Consolidation et projet d'extension.
Nouvelles conditions avec le début de la guerre
En avril 1939, Pohl organisa l’augmentation de la capacité du camp pour 3 000 détenus. À Noël 1939, une épidémie de diarrhée provoqua 87 décès.
Extension forcée du camp, 1940
Un crématoire propre au camp fut mis en service en mai 1940. L’internationalisation progressa : premiers Tchèques, premiers Polonais, et le 24 mai onze détenus juifs.
Travail forcé et extermination systématique.
La double fonction du camp
En 1941-1942 se précisent les deux fonctions : optimiser la force de travail et exterminer systématiquement certains détenus.
Les premiers Kommandos (1942)
Pour la première fois, la SS organisa des commandos de travail éloignés du camp principal. Fin 1942, 3 515 détenus étaient enregistrés, dont 442 dans des Kommandos.
Le travail forcé dans l'industrie d'armement.
Le transfert de l'usine Messerschmitt
En juin 1943 apparaît le Kommando 2004 — nom de code de l’usine Messerschmitt — où sont affectés 211 détenus ; en décembre, 1 700.
Expansion et décloisonnement.
Augmentation du nombre de détenus
Le 31 mai 1944, le nombre dépassa pour la première fois 10 000, et en septembre plus de 25 000. Le 1er septembre, les Kommandos féminins furent rattachés à Flossenbürg.
Les Kommandos de Flossenbürg
5 Kommandos en 1942, 9 en 1943, 58 en 1944, et 20 supplémentaires avant la fin de la guerre — soit 92 au total. Les plus meurtriers furent Hersbruck et Leitmeritz.
À Flossenbürg comme dans ses Kommandos,
la « valeur » d'un détenu se limitait exclusivement à la capacité maximale de travail que l'on pouvait en tirer.
Plan du camp.
Relevé des blocs, ateliers et installations du camp principal, reporté sur une vue aérienne. On y distingue la Place d'Appel, les blocs d'hébergement, le Bunker et sa cour, le crématoire et le champ de tir.
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Sources & archives
Cet historique s'appuie sur les registres allemands du camp, les rapports de la SS conservés aux Archives fédérales de Berlin et de Nuremberg, ainsi que sur les travaux de référence sur Flossenbürg.
Arolsen Archivesarolsen-archives.org/fr Mémorial de Flossenbürgwww.gedenkstaette-flossenbuerg.de/fr